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Cameroun : Les Evêques d’Afrique Centrale se sont réunis à Yaoundé

mardi 18 juillet 2017

Près d’une centaine d’évêques et de cardinaux ont pris part aux côtés du légat du Saint-Siège à ces travaux dont l’ouverture officielle a eu lieu le 10 juillet 2017 au palais des Congrès de Yaoundé et la clôture le 16 juillet à la Basilique Marie- Reine des Apôtres de Mvolyé.

Terre d’hospitalité par excellence, le Cameroun a accueilli du 8 au 16 juillet 2017, les travaux de la 11e assemblée plénière de l’Association des conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACERAC). Thème des assises : « L’œcuménisme et le dialogue interreligieux en Afrique centrale ».

Au cours de leur rencontre de cette année qui fait suite à la Xème Assemblée plénière organisée à Brazzaville du 7 au 14 juillet 2014, les évêques du Cameroun, du Tchad, de la République centrafricaine, de la Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo ont également planché sur des dossiers majeurs liés à la vie de leur institution qui depuis deux ans, grâce à la contribution précieuse de l’Etat congolais dispose d’un imposant siège en plein cœur de Brazzaville, la capitale congolaise.

Aidés par leurs experts comme c’est souvent le cas lors de leurs précédentes assemblées plénières se tenant de façon triennale et tournante, les évêques membres de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale) se sont retrouvés cette année à Yaoundé, au Cameroun, où ils ont débattu d’un thème qui est d’actualité, à l’heure où la planète peine à faire reculer la recrudescence de l’insécurité à travers les pays.

Les évêques des six pays de la région Acerac avaient donc intérêt à proposer voire à contribuer à une thérapeutique de choc face à la montée on ne peut plus grandissante du terrorisme, tel que cela se vit de façon préoccupante au Cameroun et au Tchad avec la secte islamiste Boko-Haram, ou encore en République centrafricaine où depuis plus de quatre ans le pays a du mal à connaître une situation de paix, en dépit des efforts inlassables consentis pour un retour véritable de la paix souhaitée par tous. A partir du thème central, les évêques de l’Acerac n’ont pas manqué de passer en revue divers sujets qui freinent ou font piétiner quelquefois la marche de leur institution. Aussi, ils ont profité pour capitaliser les acquis qui ont jusqu’ici permis de consolider le positionnement de leur association épiscopale régionale au-delà de la sous-région et du continent comme l’Ucac/Icy (Université catholique d’Afrique centrale/Institut catholique de Yaoundé), la gestion rationnelle et adéquate de l’hôtel Saint François de Paule à Brazzaville qui abrite le siège de l’Acerac, ou encore le secteur des moyens de communication sociale qui à coup sûr reste un canal d’expression et de liaison pour la visibilité de l’œuvre menée en faveur et au sein de l’Acerac. A l’évidence, ils ont suscité assurément une réflexion débouchant sur des autoroutes de paix et d’unité.

Un sujet d’actualité brûlante, dans un contexte marqué ici et là par l’intolérance et les replis identitaires. Plus haute institution catholique de la sous-région, l’ACERAC est une force de propositions qui travaille sur des thèmes divers. C’est ainsi qu’à Malabo en 2002, les évêques d’Afrique centrale avaient réfléchi sur « Les femmes dans la société et dans l’église ».

A N’Djamena en 2005 sur "Les jeunes dans la société et dans l’église", à Bangui en 2008 sur « Une meilleure gestion des biens temporels de nos églises d’Afrique centrale ». A Libreville en 2011, les évêques d’Afrique centrale avaient planché sur l’évaluation de ces trois précédentes assemblées, tandis que les travaux de 2014 à Brazzaville ont porté sur "La famille en Afrique aujourd’hui".

Afin que la 11e assemblée plénière de l’Association des conférences épiscopales de la région Afrique centrale soit un succès sur toute la ligne, le président en exercice de cette institution, Mgr Samuel Kléda, par ailleurs président de la conférence épiscopale nationale du Cameroun ; Mgr Jean Mbarga, archevêque de Yaoundé et le secrétaire général de l’ACERAC, l’Abbé congolais Mesmin Prosper Massengo, appuyés par les commissions mises en place pour l’organisation et les pouvoirs publics n’avaient ménagé aucun effort depuis plusieurs mois.

Leur objectif : offrir aux participants et à tous les hôtes des conditions optimales de travail et un agréable séjour à Yaoundé. "Outil au service de l’unité et de l’intégrité régionale" comme la qualifie son président en exercice, l’ACERAC est une institution ecclésiale qui réunit six conférences épiscopales nationales à savoir : le Congo Brazzaville, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République centrafricaine, le Tchad et le Cameroun.

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