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Le pape met en garde contre la « modernité » et ses « colonisations idéologique et culturelle » « païennes et mondaines »

lundi 27 novembre 2017

Cité du Vatican – Ebugnti – C’est ce que l’on peut appeler une homélie très inspirée. Le 21 novembre 2017, à Sainte-Marthe, le Saint-Père a été sans réserve contre la « modernité », et sa civilisation de la normalisation qui fait croire que « tout se vaut ».
C’est sans doute l’homélie la moins médiatisée d’un pape qui est pourtant très médiatique. Normal, car elle sonne comme une vraie déculottée contre l’Occident, porteuse de la modernité uniformisante.
S’appuyant sur les textes du jour, le pape François identifie la « modernité » à la culture païenne. Ces peuples païens qui ont conquis les territoires d’Israël et ont tenté de convertir le peuple de Dieu à leur pratiques.
Il a pris exemple sur l’avortement. « Avant, oui, c’était un péché, on ne pouvait pas tuer les enfants. Mais aujourd’hui on peut, cela ne pose pas tellement de problème, c’est une nouveauté perverse ».
« Hier, poursuit le pape, les différences étaient claires, comme l’a fait Dieu, on respectait la création…. Mais aujourd’hui nous sommes un peu modernes », ironise le pape.

Une colonisation idéologique :
L’avortement est, selon le Saint-Père, le visage pervers et paradoxal d’une idéologie qui, en même temps qu’elle laisse croire que « tout se vaut », ferme la porte à toute idée de « différence », gomme toutes les « différences ».
« Une nouvelle culture qui veut, selon le Souverain pontife, tout rendre neuf, fait place nette des traditions, de l’histoire, et même de la religion d’un peuple ». Avec pour projet malsain « d’introduire les institutions païennes » dans la vie du peuple de Dieu.
Cette « modernité » qui veut faire table rase de « la culture, la religion, la loi » des peuples, le pape la considère comme une vraie « colonisation idéologique ». Une volonté d’imposer aux peuples une « habitude unique » et les pousser à abandonner leurs traditions.
Pour le Saint-Père, la « modernité » présente tous les signes caractéristiques d’une « colonisation idéologique ». Elle veut tout niveler, détruire toutes les différences, et « n’est pas capable de tolérer les différences ».

Un génocide et un péché très grave :
Pour lui, l’activisme idéologique moderne sur, l’uniformisation de ses valeurs culturelles et idéologiques au monde entier, peut être comparée à un génocide, notamment en son temps, de ceux qui n’avaient pas le sang pur.
« Ceci est le chemin des colonisations culturelles qui finissent par persécuter aussi les croyants. Mais nous ne devons pas aller trop loin pour voir certains exemples : pensons aux génocides du siècle passé », avertit le pape François.
« Les colonisations idéologiques et culturelles, explique le Souverain pontife, regardent seulement le présent, elles renient le passé et ne regardent pas le futur. Elles vivent dans le moment, non pas dans le temps, et ne peuvent donc rien nous promettre ».
Plus grave, elles sont un état grave de péché. Le Saint-Père indiqué que, chaque fois que l’on tente « de tout rendre égal, et d’annuler les différences », on commet « le très mauvais péché de blasphème contre le Dieu créateur ».
« Chaque fois qu’arrive une colonisation culturelle et idéologique, martèle-t-il, on pèche contre Dieu créateur parce qu’on veut changer la Création comme Lui l’a faite ».

Des héros pour défendre la tradition des peuples :
Face à cette volonté de la « modernité » de s’imposer au monde, « il y a seulement un médicament : le témoignage, c’est-à-dire le martyre. » Le pape en appelle à une génération d’hommes et de femmes capables de défendre les « vraies traditions du peuple ».
Des gens qui, sur le modèle d’Éléazar, Martyr d’Israël, accepteront de mourir plutôt que de sacrifier au culte païen et de l’uniformisation, au nom de leurs racines et pour leur foi.
Il leur demande de refuser de se compromettre dans l’idéologie de la démission, de l’excuse et du nivellement. Il exhorte à penser aux générations futures, à l’héritage qu’on a l’obligation de léguer à la jeunesse.
Qui agit ainsi, dit le pape, « donne la vie, par amour pour Dieu et pour la loi, et se fait racine pour le futur ».

La nécessité de discerner la « modernité » :
Pour le Saint-Père, il est plus que jamais nécessaire de « discerner » le flot de « nouveautés » idéologiques, culturelles et comportementales que la « modernité » déverse sur le monde.
Il s’agit, face aux nouvelles trouvailles, de toujours se demander si « Cette nouveauté est du Seigneur, si elle vient de l’Esprit Saint, si elle vient de la racine de Dieu ou cette nouveauté vient-elle d’une racine perverse ? »
Étant entendu que la « nouveauté » qui vient de Dieu ne peut, ni « changer la création comme Lui l’a faite », ni s’opposer à la vie et à la nature co-créatrice de l’homme. Elle peut encore moins promouvoir une attitude blasphématoire envers le Seigneur.

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